Mes incontournables pour 3 jours à Boston

Si je peux donner plein de raison pour lesquelles vivre au Canada et plus précisément à Montréal, celle dont je vais vous parler d’aujourd’hui est tout de même particulièrement sympathique. Vivre à Montréal donc, c’est être à une heure de la frontière des États-Unis. Et quand on s’appelle Louisa, je peux vous jurer qu’il ne se passe pas deux mois avant que l’envie d’aller voir ailleurs s’installe. Alors l’appel de la frontière si proche se fait sentir. 

En deux trois recherches sur internet, je me rends compte que des bus de nuit partent pour Boston, je pose un jour de congé, je réserve un AirBnb avec une copine, j’achète des billets de bus. Et c’est parti : pour le premier week-end d’août 2018 mon programme est fait : je vais passer trois jours à Boston ! 

La ville se parcoure très facilement à pied, nous n’avons pris le métro que pour se rendre de notre logement un peu excentré jusqu’au centre. Une fois downtown il est assez aisé de se déplacer partout à pied, on passe d’un quartier à l’autre en quelques minutes. C’est aussi pour cette raison que la ville est si agréable et qu’en y passant trois jours on a largement de faire plusieurs fois le tour. Chaussez vos baskets, on part arpenter les rues de la capitale du Massachusetts !


     

Découvrir l’histoire des Etats-Unis en suivant le Freedom Trail
S’il ne fallait citer qu’une seule chose à faire à Boston, je parlerai probablement du Freedom Trail, le célèbre fil rouge à suivre à travers la ville pour découvrir l’histoire des Etats-Unis. Il commence dans le parc Boston Commons dans le centre-ville et se termine ou au Monument de Bunker Hill à Charlestown (ne pas oublier de monter tout en haut, c'est difficile après toute cette trotte mais la vue sur Boston en vaut la chandelle). La balade est longue mais elle passe par de nombreux monuments et quartiers (downtown, Quincy Market pour manger un lobster roll, Little Italy etc.) de la ville et permet de se faire une très bonne première idée de l’histoire et de l’ambiance qui règne dans cette petite grande ville de la côte est.

     

   
   

     

Arpenter le célèbre quartier de Beacon Hills
Plein de charme, ce petit quartier se parcoure (également facilement) à pieds en quelques heures. En se baladant dans les petites rues pavées aux maisons en brique rouge, on se retrouve plongés dans l’époque victorienne et on oublie presque qu’on est dans une grande ville des États-Unis. C’est presque un petit bol d’air frais. Quelques rues sont particulièrement connues pour être mignonnes comme tout : Cedar Lane Way, Acorn Street et Mont Vernon Street par exemple. (Mais ne surtout pas se limiter qu’à ces trois rues évidemment). 

   


   

Se balader sur le port au coucher du soleil
Je pense que la soirée qu’on a passée sur le Waterfront au coucher de soleil était vraiment ma favorite du séjour. La mer calme et les petits bateaux qui bougent au fil de l’eau, les mouettes qui nous survolent, les odeurs de l’atlantique, la lumière dorée du soleil qui se coucher derrière les buildings du centre-ville : toutes les cases étaient cochées. Ne le manquez pas !

     


  


Explorer Harvard et le MIT
Dans le quartier de Cambridge, de l’autre côté de la Charles River, il y a le MIT et Havard, deux universités américaines emblématiques qu’il est impossible de louper en étant de passage à Boston. Il n’y a qu’à sauter dans une rame de métro pour les atteindre. Je dois avouer que c’est assez grisant de déambuler dans les couloirs du MIT et de marcher sur dans les pas de nombreuses personnalités importantes des Etats-Unis sur le campus d’Harvard. Alors si comme moi vous avez envie de faire une pause-pipi dans les toilettes du MIT et de vous la jouer Gilmore Girls en visite à Harvard : foncez à Cambridge !

     

Flâner dans le quartier de Back Bay
Pour une balade tranquille dans un quartier chic aux jolies boutiques et café (mais un peu différente d’une balade à Beacon Hill), il ne faudra pas manquer le quartier de Back Bay. On y trouve notamment de superbes édifices comme la Boston Public Library (et son cloître!) et la Trinity Church. Mais on peut également monter en haut du Skywalk Observatory pour profiter d’une belle vue sur Boston.


     

Faire une escapade à la mer le temps d’une matinée
Comme je suis allée à Boston début août, la chaleur était presque suffoquant et pour notre dernière matinée sur place, nous avons choisi d’aller voir l’océan d’un peu plus près. En quelques minutes de bus nous avons atteint Pleasure Bay, une petite baie ouverte sur l’océan avec une jolie plage et une citadelle. C’était idéal pour se balader tranquillement, sentir l’iode et les algues et tremper nos pieds dans l’eau avant de rentrer à Montréal, je conseille fortement.


     


     

Avec ces incontournables, un petit week-end de 3 jours à Boston est bien occupé et permets de voir le principal. Bien entendu, une sortie en mer pour observer les baleines ça peut être sympa aussi, et je sais qu’il doit manquer quelques autres trucs dans la ville. Mais ce petit itinéraire m’a permis de vraiment profiter à fond de ce séjour !

A très vite autre part aux Etats-Unis, au Canada ou ailleurs,

Louisa

Voyager, oui. Mais voyager vert !

Si voyager est enrichissant et permet de découvrir de nouvelles cultures, d’élargir ses horizons et d’aller à la rencontre de l’autre, c’est néanmoins un acte lourd de conséquences pour la planète. Mais sans renoncer à voyager, comment voyager en limitant au maximum son impact écologique ?

A l’heure où chaque geste compte pour la préservation de la planète, il est important de réfléchir aux conséquences du voyage et d’essayer de prendre de nouvelles et bonnes incitatives pour voyager le plus vert possible !


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Privilégier les transports terrestres ou les vols les plus efficaces

Afin d’éviter de trop polluer, il convient d’essayer de choisir le moyen de transport le moins polluant : l’avion se classe en haut de la liste des moyens de transports ayant l’empreinte carbone la plus élevée. Alors quand on veut partir en week-end à Amsterdam, mieux vaut essayer de prendre le train (deux fois plus lent certes, mais trois à six fois moins polluant, 14 grammes de CO2 relâchés par passager contre 73 à 285 grammes de CO2 relâchéspar passager en avion).
L’avion étant un moyen de transport confortable est rapide, il est tout de même préférable de privilégier les bus ou même le covoiturage quand vous avez un peu plus de temps devant vous. Et si vous êtes dans « l’obligation » de prendre l’avion ("comment faire pour aller en Australie sinon ?" me direz-vous), essayez de privilégier les vols les plus directs et efficaces possibles.
Pour plus de détails sur ces sujets, n’hésitez pas à aller lire le très bon article de Mango and Salt sur les 7 moyens de réduire son empreinte carbone.
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Compenser son empreinte carbone

Comme l’explique également Victoria de Mango and Salt dans son article, il est possible de compenser son empreinte carbone en investissant financièrement dans un projet environnemental. Plusieurs organismes existent mais fiez vous quand même à des organismes sûrs. Il est parfois possible de compenser directement à l’achat de son billet d’avion (avec Air France/KLM par exemple).
La fondation Good Planet est un bon site pour le faire à posteriori. En plus, au-delà du fait de pouvoir compenser son empreinte, on chiffre rapidement ce à quoi notre empreinte équivaut en terme d’argent (pour certains c’est ce qui est marquant). Voir le chiffre réel de notre impact en euros et en tonne de CO2 relâché est un peu un électrochoc. Par exemple, pour un aller-retour Paris-Bangkok qui m’a coûte 740 euros la compensation s’élève à 91 euros soit 12% de mon billet)
Evidemment, compenser n’efface pas notre empreinte carbone, mais n’est-ce pas important d’essayer au moins de faire quelque chose peu importe le niveau ou la taille de notre action.


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Mettre en place des bonnes actions écolos

Comme un mini rituel que vous allez répéter inlassablement : ramasser les déchets que vous trouvez sur une plage, pendant un trek dans la jungle ou encore sur le bord de la route quand vous faites du stop… Le but étant de ne pas lasser traîner dans la nature des déchets qui mettent des années à se décomposer.
Ça peut paraître bête et futile comme ça mais c’est de telles petites actions réalisées de multiples fois par différents individus qui pourront éventuellement faire la différence. Il est important de prendre une part de la responsabilité de ceux qui ne le font pas et d’arrêter de tourner les yeux.
Un geste simple qui nous permettra sûrement de pouvoir bénéficier un peu plus longtemps des merveilleux endroits que notre belle planète a à offrir : ça vaut le coup n’est-ce pas ?
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Avoir une attitude éco-responsable en général

Finalement en voyage, il semble important de continuer à observer les mêmes bonnes habitudesqu’à l’accoutumé. Simple comme bonjour d’appliquer les règles qu'on a apprises depuis ton plus jeune âge : ne pas jeter ses déchets par terre, éteindre la lumière quand on sort d’une pièce, éviter les bains pour prendre de courtes douches etc.
Il peut être temps également de prendre de nouvelles bonnes habitudes éco-responsables (à conserver une fois rentrés bien entendu !). Le voyage c’est l’occasion d’essayer d’utiliser moins plastique,de favoriser l’utilisation de produits biodégradables et/ou réutilisables et/ou zéro-déchet. Voici quelques exemples de produits à remplacer de toute urgence en voyage comme dans la vie quotidienne :
  • Bouteilles réutilisables : c’est tellement simple et pourtant nous consommons encore trop de bouteilles en plastiques, allez cette fois-ci on investit dans sa bouteille en verre ou en inox et on la rempli au robinet. (Si on voyage dans des pays où il est déconseillé de boire l’eau du robinet, pourquoi ne pas investir dans une life straw ?)
  • Couverts de voyage en bambou : pour éviter l’utilisation de couverts en plastiques ô combien pratiques mais ô combien polluants, on emporte ses couverts en bambou ou toute autre manière qui nous permettra de les utiliser pendant tout le séjour.
  • Dans la même veine : on refuse les pailles en plastique, et si vraiment on veut boire son petit cocktail avec une paille, on investi dans une paille en inox, qui n’ira pas polluer l’océan sur lequel vous êtes en train d’admirer un superbe coucher de soleil en sirotant votre cocktail. Avoir un tupperware « collapse » pour les snacks et nourriture à emporter peut aussi être une bonne idée et il en va de même pour tous les produits zéro-déchets et sans plastique/ réutilisables que l’on trouve facilement maintenant : shampoing et savon secs, cotons démaquillants lavables et réutilisables, culottes menstruelles/cup, tote bag pour éviter d’utiliser des sacs en plastique.. etc.
  • Sur une note plus gourmande, les foodies qui souhaitent absolument goûter à toutes les glaces du globe feront bien attention à demander leur crème glacée dans un cône et pas dans un pot pour plus de gourmandise et moins de déchets ! Et avant même d'arriver à cette étape, un foodie écolo penser à consommer local : c'est mieux pour le corps et pour l'environnement.

Après ce beau discours et en gardant en tête que voyager pollue (peu importe les actions qu'on met en place pour compenser), il ne faut pas oublier que nos actions du quotidien ont un impact énorme sur l’environnement, prendre de bonnes habitudes à tous les niveaux (mode, nourriture, transports et j’en passe…) peut vraiment faire la différence dans cette lutte pour le climat !

Lettre d'amour à Montréal

Montréal,

J’ai débarqué il y a un an, le 22 juin 2018 avec deux valises pleines à craquer et un sac à dos. Dans mes bagages et dans ma tête j'avais surtout beaucoup d’attentes et d’envies. Avant même que je pose les pieds chez toi tu avais pris mon cœur. J’avais fait des plans sur la comète, je connaissais tes rues, tes monuments, la silhouette de ton centre ville et tes promesses. Tu paraissais fougueuse et prometteuse, sereine et animée et j’allais succomber. 


     

Là-haut depuis mon hublot j’ai vu tes terres vertes et tes eaux bleues, le Saint-Laurent qui s’étendait depuis l’océan et jusqu’à toi. Montréal. En tournant le cou et en étirant la nuque j’ai vu tes buildings se dessiner et là d’un coup sous mes yeux, le Mont-Royal. Celui qui allait habiller mon paysage pendant les six prochains mois.

Alors au début j’ai eu un peu peur. Six mois c’est long et Montréal, t'es loin. 8 heures d’avion, 6 heures de décalage horaire et un océan entre moi et ma vie française. Finalement ça a été comme une évidence, c’était là, au creux de toi. Je devais être là, et sans le savoir j’allais trouver toutes les réponses à mes questions.

     
    

Montréal. Je me suis laissée porter. D'abord juin, la chaleur et l’humidité. Les premières découvertes, le tâtonnement, les premières escapades, l’installation qui s'accompagne de tous les détails administratifs typiques à une immigration. Et sans le réaliser on était en juillet. Le début du stage, les premières rencontres, de nouveaux amis, des festivals, des bières, une nouvelle famille. Beaucoup de rires, des feux d’artifices. Sous mes yeux et dans mon cœur.

Je t’ai découverte à mon rythme, à ton rythme, à notre rythme. Au rythme de la vie estivale d’une ville comme toi, un peu unique et particulière. J’ai compris que tu n’étais pas pour tout le monde. Toi on te vit, on ne te visite pas. Tu es droite et quadrillée, à croire que tout est tracé. Et puis d’un coup il y a les papillons, ils débarquent au croisement de deux rues, pendant un coucher de soleil, autour d’un verre. 

     
    

Avec les papillons et mes premières réponses, août est arrivé. Doucement, août est arrivé accompagné de nouveaux visages, de nouvelles villes, de nouveaux paysages. Je t’ai un peu quittée, j’ai sillonné d’autres routes et d’autres chemins. Et en revenant vers toi le dimanche soir, je rentrais à la maison. En voyant ta silhouette se dessiner, tes grands buildings qui s’éclairaient, ton Mont-Royal qui s’éteignait, dans dans mon coeur et mes oreilles une vieille rengaine chantonnait "feels like coming home". Dans tes bras j'avais trouvé ma maison.


En septembre, d’un coup tu as changée, celle que je connaissais s’est transformée. La lune de miel était terminée. Il était temps de s’installer dans cette relation confortable, celle qui enveloppe l'être et soulage les maux. Tu t’es ralentie et apaisée, accordée à ton rythme j'ai suivi le mouvement. Tes lumières festivalières se sont éteintes. J’ai dit au revoir à ton été et à quelques belles rencontres, le coeur lourd et léger à la fois. Je me suis baladée sur ton plateau, ta lumière de fin de journée était belle et m’a réchauffée. 

     

Et en un clin d’œil octobre était là. Il y a les fleurs qui fanent pour ne renaitre que six mois plus tard, et il y a toi, qui fane pour renaitre immédiatement. Tu t’es parée de mille couleurs, tu es devenue flamboyante et intense. Je me suis laissée envelopper dans le confort de la vie chez toi, chez moi. Je me suis enroulée dans tes bras comme on s’enroule dans un gros plaid rassurant. Montréal

     
    

Tu m’as portée jusqu’à l’hiver. Froid et sec. Blanc et glacé. Il toqué à nos fenêtres quelques fois en octobre, nous brûlant le nez le matin, s'infiltrant par nos fenêtres, répandant une fine poudre blanche. L'hiver a véritablement débarqué un 16 novembre. Ce matin là j’ai eu 5 ans à nouveau. Je l’avais attendue la neige, la vraie (ou un avant-goût de la vraie), 15 centimètres de bonheur. Ce jour là je suis partie en avance, pour avoir le temps d'entendre la neige crisser sous mes pas en rejoignant le métro surchauffé. Le midi depuis le 8ème étage d'un immeuble j'ai observé ta neige tomber à gros flocons. Alors pour moi c’était bon, mon expérience était complète et j’en étais certaine. C’était toi, Montréal, c’était toi. C’était chez toi que je devais être. C'était une certitude, c’était chez toi que je me sentais bien, chez toi que j’étais chez moi. 

     
    

Comme j'ai terminé ma lettre d'au revoir à mes rencontres par des remerciements, je dois les adresser aussi à toi. Alors Montréal, merci. Merci d’avoir été ma maison, mon refuge. Merci de m’avoir accueillie et guidée. Merci de m'avoir émerveillé, de m'avoir montré ce que tu avais à offrir. De m'avoir fait découvrir les grands espaces et les saisons qui s'enchaînent. Merci de m'avoir permis de vivre à 100%, loin de la vie que je connaissais déjà trop bien. Merci de m'avoir donné des raisons de me lever chaque matin, un peu de meilleure humeur chaque fois. Merci d’avoir mis sur ma route des ami.e.s qui sont devenus une famille. Merci de m’avoir fait grandir et d’avoir confirmé tout ce qui m’animait. Merci de m'avoir donné l'occasion de découvrir que tu étais faite pour moi. J'ai déjà hâte de te retrouver.

     
    

Le 1er janvier 2019 quand j'ai dû te quitter, quand j'ai vu tes terres s'éloigner et que mon avion s'est élancé dans les airs, j'ai pleuré. Et plus tard en pensant à toi et à tout ce que tu m'avais offert, les grosses gouttes qui avaient roulé silencieusement sur mes joues au décollage se sont redessinées. Elles ont dévalé à nouveau mon visage dans l'obscurité silencieuse d'un dimanche soir français. 

Comment ne pas pleurer quand on te quitte après avoir passé six mois entre tes bras ? Quand je pense à toi maintenant, six mois plus tard, je ne pleure plus. Car j'ai la certitude que je serai bientôt de retour. Quand je suis partie j’ai pleuré mais je savais, et je sais, que je reviendrai. 

Montréal, je reviendrai, pour de vrai, pour ne plus te quitter.