Voyager, oui. Mais voyager vert !

Si voyager est enrichissant et permet de découvrir de nouvelles cultures, d’élargir ses horizons et d’aller à la rencontre de l’autre, c’est néanmoins un acte lourd de conséquences pour la planète. Mais sans renoncer à voyager, comment voyager en limitant au maximum son impact écologique ? 
A l’heure où chaque geste compte pour la préservation de la planète, il est important de réfléchir aux conséquences du voyage et d’essayer de prendre de nouvelles et bonnes incitatives pour voyager le plus vert possible !



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Privilégier les transports terrestres ou les vols les plus efficaces

Afin d’éviter de trop polluer, il convient d’essayer de choisir le moyen de transport le moins polluant : l’avion se classe en haut de la liste des moyens de transports ayant l’empreinte carbone la plus élevée. Alors quand on veut partir en week-end à Amsterdam, mieux vaut essayer de prendre le train (deux fois plus lent certes, mais trois à six fois moins polluant, 14 grammes de CO2 relâchés par passager contre 73 à 285 grammes de CO2 relâchéspar passager en avion).
L’avion étant un moyen de transport confortable est rapide, il est tout de même préférable de privilégier les bus ou même le covoiturage quand vous avez un peu plus de temps devant vous. Et si vous êtes dans « l’obligation » de prendre l’avion ("comment faire pour aller en Australie sinon ?" me direz-vous), essayez de privilégier les vols les plus directs et efficaces possibles.
Pour plus de détails sur ces sujets, n’hésitez pas à aller lire le très bon article de Mango and Salt sur les 7 moyens de réduire son empreinte carbone.
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Compenser son empreinte carbone

Comme l’explique également Victoria de Mango and Salt dans son article, il est possible de compenser son empreinte carbone en investissant financièrement dans un projet environnemental. Plusieurs organismes existent mais fiez vous quand même à des organismes sûrs. Il est parfois possible de compenser directement à l’achat de son billet d’avion (avec Air France/KLM par exemple).
La fondation Good Planet est un bon site pour le faire à posteriori. En plus, au-delà du fait de pouvoir compenser son empreinte, on chiffre rapidement ce à quoi notre empreinte équivaut en terme d’argent (pour certains c’est ce qui est marquant). Voir le chiffre réel de notre impact en euros et en tonne de CO2 relâché est un peu un électrochoc. Par exemple, pour un aller-retour Paris-Bangkok qui m’a coûte 740 euros la compensation s’élève à 91 euros soit 12% de mon billet)
Evidemment, compenser n’efface pas notre empreinte carbone, mais n’est-ce pas important d’essayer au moins de faire quelque chose peu importe le niveau ou la taille de notre action.



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Mettre en place des bonnes actions écolos

Comme un mini rituel que vous allez répéter inlassablement : ramasser les déchets que vous trouvez sur une plage, pendant un trek dans la jungle ou encore sur le bord de la route quand vous faites du stop… Le but étant de ne pas lasser traîner dans la nature des déchets qui mettent des années à se décomposer.
Ça peut paraître bête et futile comme ça mais c’est de telles petites actions réalisées de multiples fois par différents individus qui pourront éventuellement faire la différence. Il est important de prendre une part de la responsabilité de ceux qui ne le font pas et d’arrêter de tourner les yeux.
Un geste simple qui nous permettra sûrement de pouvoir bénéficier un peu plus longtemps des merveilleux endroits que notre belle planète a à offrir : ça vaut le coup n’est-ce pas ?
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Avoir une attitude éco-responsable en général

Finalement en voyage, il semble important de continuer à observer les mêmes bonnes habitudesqu’à l’accoutumé. Simple comme bonjour d’appliquer les règles qu'on a apprises depuis ton plus jeune âge : ne pas jeter ses déchets par terre, éteindre la lumière quand on sort d’une pièce, éviter les bains pour prendre de courtes douches etc.
Il peut être temps également de prendre de nouvelles bonnes habitudes éco-responsables (à conserver une fois rentrés bien entendu !). Le voyage c’est l’occasion d’essayer d’utiliser moins plastique,de favoriser l’utilisation de produits biodégradables et/ou réutilisables et/ou zéro-déchet. Voici quelques exemples de produits à remplacer de toute urgence en voyage comme dans la vie quotidienne :
  • Bouteilles réutilisables : c’est tellement simple et pourtant nous consommons encore trop de bouteilles en plastiques, allez cette fois-ci on investit dans sa bouteille en verre ou en inox et on la rempli au robinet. (Si on voyage dans des pays où il est déconseillé de boire l’eau du robinet, pourquoi ne pas investir dans une life straw ?)
  • Couverts de voyage en bambou : pour éviter l’utilisation de couverts en plastiques ô combien pratiques mais ô combien polluants, on emporte ses couverts en bambou ou toute autre manière qui nous permettra de les utiliser pendant tout le séjour.
  • Dans la même veine : on refuse les pailles en plastique, et si vraiment on veut boire son petit cocktail avec une paille, on investi dans une paille en inox, qui n’ira pas polluer l’océan sur lequel vous êtes en train d’admirer un superbe coucher de soleil en sirotant votre cocktail. Avoir un tupperware « collapse » pour les snacks et nourriture à emporter peut aussi être une bonne idée et il en va de même pour tous les produits zéro-déchets et sans plastique/ réutilisables que l’on trouve facilement maintenant : shampoing et savon secs, cotons démaquillants lavables et réutilisables, culottes menstruelles/cup, tote bag pour éviter d’utiliser des sacs en plastique.. etc.
  • Sur une note plus gourmande, les foodies qui souhaitent absolument goûter à toutes les glaces du globe feront bien attention à demander leur crème glacée dans un cône et pas dans un pot pour plus de gourmandise et moins de déchets ! Et avant même d'arriver à cette étape, un foodie écolo penser à consommer local : c'est mieux pour le corps et pour l'environnement.

Après ce beau discours et en gardant en tête que voyager pollue (peu importe les actions qu'on met en place pour compenser), il ne faut pas oublier que nos actions du quotidien ont un impact énorme sur l’environnement, prendre de bonnes habitudes à tous les niveaux (mode, nourriture, transports et j’en passe…) peut vraiment faire la différence dans cette lutte pour le climat !